ИЛЬЯ ЧЛАКИ - COMMENT T’APPELLES-TU ?.. (Как тебя зовут?..)

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              И Л Ь Я   Ч Л А К И

    COMMENT T’APPELLES-TU ?.. (Как тебя зовут?..)

     

    Traduit du russe Irène Imart

     

    (monologue)

     

    Un T1. Une étagère de livres, un canapé, une table, des chaises, un lampadaire, une radio.

     

    Madame, Madame, Madame ! Où êtes-vous, ma chère ? Allez, bon Dieu, cessez de vous cacher ! Bon sang de bon sang, mais sortez ! Madame ! Si vous ne sortez pas tout de suite, je… je ne sais pas ce que je ferai ! Je vous aurais prévenue. Allons, ma chère !... S’il vous plaît !.. Bien. J’ai compris. Allons-y. Je veux bien jouer un peu. Mais on est bien d’accord : un peu ! Entendu ? Okay. Que dois-je faire ? Je comprends… chercher. Cherchez la femme. Je comprends. Voilà, je cherche.

    Il se met à chercher, regarde derrière le canapé, sous la table, sous les chaises.

     

    Mais où êtes-vous passée ? Terminé, je me relève. Compris. Je ne savais pas, je pensais que je devais simplement chercher. Qu’est-ce que je dois prendre ?.. Une écharpe, ça ira ? Celle-là ? Mais ce n’est rien, juste un petit trou, je ne verrai rien. Une serviette ? On se moque de l’esthétique. Je ne disais rien. Je n’ai pas dit un mot. Une serviette, donc… (Il prend une serviette.) Celle-là, ça ira ? On la plie soigneusement, et voilà… (Il se bande les yeux avec la serviette). Regardez, je suis honnête, non ? Après vous irez dire… Je ne vois même pas sous mes pieds. C’est un peu serré. Mais vérifiez, que je ne vous entende pas râler après… C’est bon, je commence. Un, deux, trois, quatre, cinq, je te cherche. Tant pis pour ceux qui ne sont pas cachés. (Il n’y voit effectivement rien et trébuche, quoique connaissant parfaitement l’emplacement de chaque objet.) Zut ! Je ne vous parlais pas à vous. Vous avez cru… Comment pouvez-vous ? À vous… de cette façon… (Il trébuche à nouveau.) Aïe !.. Va te faire !.. Non pas vous, la chaise… ou je ne sais pas quoi d’autre. Je n’imaginais pas avoir autant de choses chez moi. Un vrai cauchemar. La pièce est trop petite, manifestement. Oh-oh !.. non, ce n’est pas vous. J’ai failli vous confondre. Je plaisante. Vous, une chaise ? Vous êtes loin d’être une chaise, ma chère. Si toutes les chaises étaient comme vous… Vous pensez, je ne me serais jamais levé, j’aurais passé toute ma vie assis. Je cherche, je cherche. Je pense, non, je suis sûr que tôt ou tard je vous trouverai. Vous voulez bien ? Voilà, là, je crois que c’est vous. Non, je plaisante, je sais bien que vous n’êtes pas un lampadaire. Quoique… qu’est-ce que j’en sais ? Non-non, je me parlais à moi- même… Après tout, peut-être bien que vous êtes un lampadaire. Et moi, je suis… Qu’est-ce que je peux être, si vous êtes un lampadaire ? Un réverbère. Oui, je cherche, je cherche. Quel jeu stupide. Excusez-moi, Madame, mais votre colin-maillard !.. Cela irrite les yeux. J’enlève la serviette. Mince ! Vive la lumière ! (Il enlève la serviette). À bas le royaume des ténèbres ! Vive la vie et ses couleurs ! Quelle merveille !

    Mais vous voilà ! (Il allume le lampadaire.) Ça y est, je vous ai trouvée. Vous rayonnez, Madame. J’en ai un peu assez, voyez-vous. Ce n’est pas tellement agréable de se retrouver d’un coup dans le noir complet. Et de chercher en plus… Bien sûr, vous chercher est une véritable joie, mais, si je pouvais y voir clair !..